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L'art crétois


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Sommaire

 L'architecture palatiale
 Les fresques
 Les arts décoratifs

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Le Palais de Haghia Triada
© Photo Claude Richardet
L'architecture palatiale
Le paysage minoen est, dès la période paléopalatiale, dominé par le palais. Les fouilles récentes montrent comment, à partir du minoen récent, s'est progressivement répandue et adaptée, à des degrés divers, cette architecture palatiale avec la construction d'un nombre important de «petits palais» ou de «villas», vraisemblablement demeures de gouverneurs locaux ou, de façon plus générale, de membres du groupe dirigeant: «petit palais» et «villa royale» de Cnossos, «palais du gouverneur» à Ghournia, «villa» d'Haghia Triadha, etc.

Mais les quatre grands palais restent ceux de Cnossos, de Phaistos, de Malia, fouillé à partir de 1921 par l'école française, et de Zakro, dégagé par N. Platon depuis 1961. Les différences considérables dans les dimensions - avec 13'000 m
2 environ, le palais de Cnossos occupe deux fois plus de place que ceux de Phaistos et de Malia et quatre fois plus que celui de Zakros - pourraient indiquer une certaine hiérarchie des sites palatiaux.

Tous, cependant, répondent à un même type d'organisation: une masse monumentale compacte, organisée autour d'une cour centrale rectangulaire, toujours orientée nord-sud et formant le centre vital du palais. Dans cette cour convergent les entrées et, par de grands escaliers, la plupart des accès aux étages. Tout autour s'articulent les pièces de réception et d'habitation, les salles de culte mais aussi les ateliers et les magasins (une vingtaine de salles, longues et étroites, à Cnossos).

Espace de communication, la cour joue de surcroît, si l'on en juge par certains aménagements spécifiques (aires dallées, tables à offrandes, fosses sacrificielles), un rôle religieux important. L'aile ouest, la plus imposante, présente, vers l'extérieur, une façade monumentale à décrochements qui domine une vaste cour ou esplanade dallée destinée vraisemblablement à accueillir les foules lors des fêtes.

A
Cnossos et à Phaistos, un petit théâtre à gradins complète ce dispositif. Sur les autres côtés, les différents quartiers du palais se distinguent mal de la ville qui les enserre: en Crète, le développement urbain se fait parallèlement à celui des palais. Les architectes minoens ont réussi à concilier monumentalité et fantaisie; ils ont aussi donné à leurs constructions un confort que la Grèce antique ne retrouvera jamais. Tout paraît conçu pour répondre à une double exigence: éviter la forte lumière et la chaleur accablante du climat méditerranéen. De vastes salles au sol dallé communiquent par des baies multiples avec des courettes intérieures et des jardins.

Les fresques
Les palais concentrent les |oe|uvres les plus importantes de l'art crétois: les fameuses fresques à la détrempe qui lient avec bonheur architecture et décoration.

Dans ces scènes polychromes, la convention - les hommes ont tous la peau brune, les femmes la peau blanche - n'exclut jamais la spontanéité et le pittoresque: fresque des dauphins à Cnossos, processions rituelles et scènes de tauromachie, et jusqu'à cette «Parisienne», mutine, qui surprend par son fin visage dévoré par les yeux et le nez retroussé.

Les arts décoratifs
On ne trouve pas de sculpture monumentale dans la Crète minoenne. Même la divinité se contente de statuettes de petite taille, parfois finement travaillées dans l'ivoire, comme la «Déesse aux serpents». En revanche, la céramique est omniprésente; faite au tour depuis l'époque des premiers palais, elle déploie des prouesses techniques (tasses aux parois si fines qu'on les compare à des coquilles d'|oe|uf), un sens remarquable du décor (motifs animaux ou végétaux merveilleusement adaptés à la forme du vase) et de la couleur.

Mais c'est aussi en Crète qu'on trouve les plus beaux vases de pierre du monde égéen; ces derniers fournissent les rares exemples de bas-reliefs connus dans l'île («Vase des moissonneurs»). Enfin, les artistes crétois excellent dans les arts dits mineurs: la glyptique et l'orfèvrerie, dont les techniques sont empruntées à l'Orient.

Le musée d'Héraklion présente de merveilleux bijoux: pendentif d'or de Malia dont la beauté des formes (deux abeilles stylisées) le dispute à la sûreté d'exécution; bagues - sceaux représentant, dans l'or ou la pierre, de nombreuses scènes de la vie cultuelle avec tant de précision que ces images sont une source iconographique essentielle pour l'étude de la religion.

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