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La religion minoenne


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 De nombreux sanctuaires
 Les représentations divines

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Sarcophage d’Aghia Triada
Sur la partie gauche, une prêtresse verse probablement le sang de l'animal sacrifié dans un cratère.
© Musée d\'Héraklion

En Crète, la religion est omniprésente. Elle s'affirme dans les palais où nombre de pièces paraissent associées au rituel, dans les objets cultuels ou votifs retrouvés en grand nombre, enfin dans les représentations. Cette religion reste cependant sans textes, ce qui rend toute interprétation délicate.  

Le palais est, sans conteste, un centre important de la vie religieuse et la foule s'y réunit souvent pour des célébrations et des processions, reproduites fidèlement sur les fresques. Mais le pouvoir minoen était-il une théocratie? Le terme de «roi-prêtre», utilisé par Evans pour désigner le souverain de Cnossos, n'est plus guère repris pour cette religion où les prêtresses jouent un rôle essentiel, même si on constate, au minoen récent, que le renforcement du pouvoir royal s'accompagne d'un renforcement du rituel.

De nombreux sanctuaires
Mais le palais est loin d'être le seul lieu de culte: on retrouve de simples autels domestiques dans des quartiers d'habitation, et les sanctuaires représentés sont souvent de modestes enclos aux murs bas. L'archéologie a mis en évidence des «sanctuaires de sommets» aménagés au sommet de collines, surtout dans l'Est de l'île; le Centre paraît avoir donné sa préférence aux cavernes sacrées, dont près de 25 sont formellement attestées comme lieux de culte, certaines dès le minoen moyen, d'autres à partir du minoen récent seulement.  

La caverne de Psychron, lieu d'inhumation au minoen ancien, devient à l'époque suivante un lieu de culte pour une déesse, en laquelle Paul Faure veut reconnaître Ariane; elle reste, comme beaucoup d'autres, en usage à l'époque archaïque, et quelques offrandes, encore, datent des époques classique, hellénistique et romaine. A la grotte de Zeus, sur le mont Ida, en revanche, le culte n'est attesté qu'à partir du minoen récent et les vestiges les plus nombreux datent de l'époque dite «géométrique».

Les représentations divines
La figure centrale du panthéon minoen est une déesse souvent représentée avec une longue jupe à volants, un petit tablier arrondi sur le devant et un corsage ajusté découvrant largement la poitrine (Déesse aux serpents). Déesse-mère dont le culte est typique dans toute la Méditerranée à l'âge du bronze, elle incarne toutes les puissances de la terre féconde et représente la source de vie par excellence.  

Le dieu mâle, en revanche, ne prend que tardivement forme humaine. Comme en Anatolie, il paraît avoir été d'abord exprimé par la force du taureau, toujours présent en Crète, dans une religion qui souvent fait appel aux symboles.  

Agraire, tournée vers les mystères de la fertilité et de la fécondité, la religion crétoise s'exprime par des offrandes, des danses qui paraissent avoir été de véritables charmes de fertilité, et des «jeux» tels que combats de boxeurs ou tauromachies.  

Dans les cérémonies l'accent est mis sur l'épiphanie - apparition temporaire d'une divinité en réponse à une prière, à un sacrifice -, et sur l'extase des fidèles en présence de la divinité.  

Enfin, le sarcophage d'Haghia Triadha, daté du XIII
e  siècle av. J.-C., porte témoignage à la fois de libations et du sacrifice sanglant de l'animal (un taureau sans doute) accompli par des prêtres en robe rituelle.

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